La perméabilité des sols est un enjeu central pour la conception et le dimensionnement des ouvrages d’infiltration, essentiels à la gestion durable des eaux pluviales. Contrairement aux approches plus générales sur la gestion des eaux, cet article vous plonge au cœur des techniques de tests de perméabilité et de l’importance d’un dimensionnement précis, garantissant des solutions adaptées à chaque terrain.
Pour une vision plus globale sur la gestion des eaux pluviales dans les projets urbanistiques, nous vous invitons à consulter notre article « Projet urbanistique : avez-vous pensé à la gestion des eaux pluviales ? ».
Qu’est-ce que la perméabilité des sols ?
La perméabilité des sols désigne la capacité d’un sol à laisser circuler l’eau à travers ses pores et interstices. Elle dépend de plusieurs facteurs tels que la nature du sol, sa granulométrie et son niveau de compaction. Un sol sableux, par exemple, offre une perméabilité élevée grâce à ses grains espacés facilitant l’écoulement de l’eau, tandis qu’un sol argileux présente une faible perméabilité en raison de sa structure compacte. Cette propriété est essentielle dans le cadre de la gestion des eaux pluviales, car elle influence directement le choix des ouvrages d’infiltration à mettre en place.
Pourquoi tester la perméabilité des sols ?
La réalisation de tests de perméabilité est indispensable pour évaluer la capacité d’un sol à absorber l’eau. Cette analyse précise conditionne la conception des ouvrages d’infiltration, en garantissant leur efficacité et leur durabilité. Un sol avec un coefficient de perméabilité élevé, où l’eau s’infiltre rapidement, permettra la mise en place de solutions comme des tranchées ou des puits d’infiltration, tandis qu’un sol peu perméable ou argileux exigera des solutions alternatives, comme des bassins de rétention combinés à un rejet limité dans le réseau.
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Mesurer la perméabilité des sols avec l’essai Porchet
La réalisation de tests de perméabilité repose sur des méthodes rigoureuses permettant d’évaluer la capacité du sol à absorber l’eau. Bien qu’il existe plusieurs méthode, l’essai Porchet à charge constante est recommandé et largement utilisé.
Qu’est-ce que l’essai Porchet ?
L’essai Porchet consiste à mesurer la capacité d’un sol à absorber l’eau.
La méthode est réalisée in situ. Elle débute par la création d’un forage vertical, généralement entre 0,4 et 1,0 mètres de profondeur, et d’un diamètre de 10 à 20 cm. Ce forage permet d’accéder aux couches de sol concernées par l’infiltration.
Une fois le forage réalisé, une phase de saturation est nécessaire. L’idée est de remplir le fond du forage avec de l’eau afin de saturer le sol. Cette étape peut durer plusieurs heures pour garantir que le sol ne fausse pas les mesures par un effet d’absorption initial.
Ensuite, l’essai principal débute : une charge constante d’eau est maintenue dans le forage. Le niveau de l’eau est contrôlé et réalimenté si nécessaire. Le volume d’eau infiltré est mesuré régulièrement pendant une période définie. Ces mesures permettent de calculer le coefficient de perméabilité (K), qui exprime la vitesse d’infiltration de l’eau dans le sol.
Fiabilité des tests d’infiltration : pourquoi multiplier les essais ?
Pour obtenir des résultats fiables et représentatifs des conditions réelles du site, il est recommandé d’effectuer au moins trois essais. Cette précaution permet de prendre en compte la variabilité naturelle des sols.

Les différents ouvrages d’infiltration des eaux pluviales et leur rôle
La gestion efficace des eaux pluviales repose sur le dimensionnement précis des ouvrages d’infiltration. Cette étape clé nécessite une analyse approfondie des données recueillies lors des tests de perméabilité, en tenant compte de la surface imperméabilisée, du volume des précipitations et du coefficient d’infiltration.
En milieu urbain, notamment à Bruxelles, l’imperméabilisation des sols par le béton et l’asphalte limite considérablement l’infiltration naturelle des eaux. Pour compenser cette contrainte, la conception des ouvrages doit être optimisée afin de réduire le rejet vers les réseaux d’assainissement et prévenir les risques de ruissellement excessif, de saturation et d’endommagement des infrastructures.
Pour une gestion durable des eaux pluviales, plusieurs types d’ouvrages d’infiltration peuvent être intégrés aux projets urbanistiques. Découvrez comment ces structures contribuent à améliorer l’infiltration et à limiter l’impact des précipitations sur les zones aménagées.
Les noues végétalisées
Les noues végétalisées sont des fossés peu profonds et larges, recouverts de végétation. Elles recueillent les eaux de ruissellement, favorisent leur infiltration et améliorent leur qualité grâce à l’action épuratrice des plantes. En plus de leur fonction technique, elles apportent une valeur esthétique aux aménagements paysagers.
Les tranchées d’infiltration
Les tranchées d’infiltration sont des structures linéaires remplies de matériaux poreux, comme du gravier. Elles stockent temporairement l’eau de pluie, permettant son infiltration progressive dans le sol. Leur conception doit être adaptée aux caractéristiques du terrain pour assurer une efficacité optimale.
Les bassins d’infiltration
Les bassins d’infiltration sont des bassins de retenue conçus pour recueillir de grandes quantités d’eau pluviale. L’eau y est stockée temporairement avant de s’infiltrer lentement dans le sol. Ces bassins jouent un rôle crucial dans la prévention des inondations et la gestion des pics de ruissellement.
Les puits d’infiltration
Les puits d’infiltration sont des cavités verticales qui permettent d’infiltrer l’eau de pluie directement dans les couches profondes du sol. Ils sont particulièrement adaptés aux zones où l’espace est limité ou lorsque les couches superficielles du sol sont peu perméables.
Les toitures végétalisées
Les toitures végétalisées consistent à recouvrir les toits de bâtiments avec des substrats et des plantes adaptés. Elles retiennent une partie des eaux pluviales, réduisent le ruissellement et apportent des bénéfices thermiques et esthétiques aux bâtiments.
Les jardins de pluie
Les jardins de pluie sont des zones paysagères déprimées, conçues pour recueillir et infiltrer l’eau de ruissellement provenant des surfaces imperméables. Ils combinent efficacité technique et valorisation esthétique, tout en favorisant la biodiversité urbaine.
En savoir plus sur les réglementations en vigueur? Rendez-vous sur notre article consacré à la gestion des eaux pluviales

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La gestion des eaux pluviales repose sur une connaissance précise de la perméabilité des sols et un choix judicieux des ouvrages d’infiltration. Chaque terrain présente des caractéristiques uniques qui exigent des solutions sur mesure et conformes aux normes en vigueur.
Chez Sol-Ex, nous mettons notre expertise à votre service pour réaliser des tests de perméabilité rigoureux, dimensionner vos ouvrages d’infiltration et garantir la réussite de vos projets. Nos équipes vous accompagnent à chaque étape, de l’évaluation des sols à la conception des solutions les plus adaptées.
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